Voyage 3 de 3

Voilà maintenant presque 6 mois que nous sommes revenus de notre voyage. L’heure est aux bilans de cette phase du retour à la vie de terriens. Il est fréquent de voir les blogs de navigateurs s’arrêter d’un coup sec au retour, et on comprend maintenant mieux pourquoi!

Premièrement, le premier mois en est un d’excitation, à redécouvrir les petits plaisirs qui nous ont manqués, à manger des trucs de chez nous, à pouvoir aller où bon nous semble en auto ou encore à s’affranchir des tâches habituelles de la vie de bateau. On est occupés à visiter notre famille et nos amis qui nous ont manqués et à raconter nos aventures à notre auditoire, pas toujours aussi passionné que nous par nos 10 000 photos de voyage 😉

Dans notre cas, ce premier mois aura été une transition douce dans le port de Québec, situé en plein cœur de l’action de la ville. Nous avons vécu à bord un mois complet tout en profitant des installations de qualité de cette marina. Ce fût une période tout de même étourdissante, puisque nous étions tiraillés entre la recherche d’emploi et de logement et le désir de profiter de l’été tout en étant chaque jour confrontés à la réalité de la vie terrienne. Tellement que nous n’avons pas refait de sortie à voile, ayant la tête ailleurs on se disait que ce n’était pas le meilleur moment d’apprendre à naviguer un nouveau plan d’eau exigeant comme le fleuve St-Laurent.

Suivant cette période, nous avons emménagé dans une belle maison que nous avons louée. Quelle joie d’avoir enfin de la place pour rassembler toutes nos affaires entreposées un peu partout, et quelle surprise de constater combien de matériel on a réussi à entasser dans tous les racoins de notre voilier! Nous avons profité des dernières belles semaines de l’été qui a filé à toute vitesse et nous sommes amusés à photographier notre nouvelle ville d’accueil comme on le faisait pendant le voyage.

En parallèle, les démarches de recherche d’emploi se sont intensifiées sans pour autant donner de résultats. J’ai eu beau éplucher tous les sites d’emploi, relancer mes contacts, lire des rapports positifs sur le marché de l’emploi local, rien ne débloquait. Après plus de deux mois de recherche, une certaine angoisse s’est installée. Outre les soucis financiers (il commençait à être temps de payer les comptes), le mode de vie du chercheur d’emploi n’est pas de tout repos. On n’est pas vraiment libre de faire des activités ou de s’engager dans un projet, on attend que le téléphone sonne… et quand il sonne, on doit faire face à l’incertitude, l’attente de nouvelles et, disons-le, l’arrogance de certaines entreprises à l’égard des candidats.

Il m’a donc fallu une bonne dose de patience – j’espérais l’avoir développée pendant ce voyage 🙂 et de persévérance. Ce n’est que lorsque les feuilles d’automne commençaient à tomber que j’ai enfin obtenu des développements positifs. J’ai réussi à trouver un poste à ma mesure, dans une firme en pleine expansion et chef de file dans son domaine, le tout à 5 minutes de transport sans jamais de traffic! On s’était promis de simplifier un peu notre existence au retour et cette économie de temps et de stress est un apport important à la qualité de vie. J’imagine que mes attentes étaient trop élevées et qu’en fin de compte, 3 mois de recherche d’emploi après une année sabbatique, ce n’est pas excessif.

Le temps qui a passé a aussi permis à mon cerveau de se remettre tranquillement en marche. Disons qu’il y a certaines habiletés que j’avais moins exercé, comme suivre plusieurs projets variés en même temps, apprendre de nouveaux concepts techniques complexes, vulgariser et faire des synthèses en temps réel, etc. Je crois bien que je ne serais pas arrivé à fonctionner à 100% dans un environnement où tout va si vite en débarquant du bateau.

Force d’avouer qu’après 5 jours de travail intense et les tâches de la vie courante, il ne reste pas beaucoup d’énergie pour les projets personnels… tout cela m’apporte évidemment un certain vertige. En effet, la vie effrénée et les continuels deadlines professionnels ont vite fait de nous faire perdre contact avec la nature et les choses vraiment importantes dans la vie, idéal duquel nous avons eu le privilège de se rapprocher dans la dernière année. Maintenant que nous sommes presque atterris et que nos besoins de base sont comblés, nous allons pouvoir nous consacrer à d’autres projets. Il est encore trop tôt pour conclure sur tous les impacts et transformations que ce voyage aura dans notre vie, mais il est certain que notre schéma de valeurs a été modifié et que nous ferons des choix futurs en lien avec celui-ci.

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Top 5: Items qui nous facilitent la vie

Alors que l’on tente de penser à tout pendant nos préparatifs, on s’attaque à de grandes questions et à d’autres plus simples. Dans la catégorie des choses simples, mais qui ont quand même leur importance, voici une petite compilation d’items de tous les jours que nous avons particulièrement appréciés à bord.

Camp Suds + douche solaire

Sur la côte est des États-Unis, nous prenions principalement notre douche dans le bateau. Avec les longues journées à moteur et les approvisionnements fréquents, nous avions toujours de l’eau chaude pour le faire. Les choses sont différentes aux Bahamas et notre routine quotidienne était de se laver dans la mer et de se rincer à l’eau douce. Par souci de protéger l’environnement et de préserver la qualité de l’eau, l’idéal est d’utiliser un savon biodégradable. Nous utilisons le savon Camp Suds, un simple savon de camping, mais que nous apprécions particulièrement. Il s’agit d’un savon tout usage qui peut servir à laver la vaisselle, les vêtements ainsi que corps et cheveux. Il mousse bien même dans l’eau froide et dans l’eau salée, ce qui n’est pas le cas de tous les savons. Nous avons aussi beaucoup apprécié avoir une douche solaire en plus de la douche de cockpit. Nous laissions chauffer l’eau pendant la journée pour profiter d’un rinçage à l’eau chaude, le grand luxe!

Cafetière italienne et café… en emballages sous-vide

J’adore le café! Il s’agit pour moi d’un incontournable du matin, j’aime le rituel de sa préparation, le goût, l’odeur… et avant tout, j’aime le BON café. N’ayant pas l’électricité à bord, les options limitées sont les suivantes: 1- Le café instantané: À mon avis, aucun café de cette catégorie ne peut s’offrir le terme de « bon » café. Cette option fût donc éliminée d’emblée. 2-  La presse française communément appelée Bodum: L’objet est peu dispendieux, le goût rappelle celui du café filtre, mais meilleur. Il faut cependant faire bouillir de l’eau à part pour s’en servir et il peut être fastidieux à nettoyer. 3- L’espresso de camping: Petite merveille de technologie, celui-ci utilise les dosettes de type Nespresso. On le pompe pour faire monter la pression et l’on doit aussi faire bouillir de l’eau à part. C’est de loin l’outil qui produit le meilleur café, cependant, ces fameuses dosettes sont tout sauf écolo en produisant un déchet non biodégradable au quotidien… 4- La cafetière italienne: On y met l’eau et le café et on la dépose sur le feu. La magie s’opère ensuite d’elle-même par le système de percolation intégré et on est récompensé par un très bon café coiffé d’un beau crema. Mieux vaut investir un peu pour avoir une cafetière durable qui ne rouillera ou ne ternira pas, mais pour moins de 80.00$, vous en trouverez de très bonnes. Ce fût mon choix et j’en suis toujours très satisfaite. J’utilise le café LavAzza Crema e Gusto qui se vend en emballages de 250 grammes sous-vide et qui se conserve donc parfaitement en bateau.

Ventilateur de cabine

Ceci est personnel à chacun, mais comme le capitaine a tendance à souffrir de la chaleur, l’ajout d’un ventilateur de cabine dans notre chambre s’est avéré un essentiel. Nous avons été très satisfaits de ce modèle pivotant à trois intensités et nous nous en sommes servis presque toutes les nuits. Même si la chaleur n’est pas écrasante, il est bien utile pour faire sortir l’air chaud de la cabine arrière et pour créer un courant d’air. Comme il consomme très peu d’électricité ça n’était pas un problème pour nos batteries et notre confort s’en est trouvé grandement amélioré.

Bacs à glaçons

evapo - glacon

Les glaçons sont un petit luxe que l’on prend souvent pour acquis dans nos vies terrestres. Ce plaisir désaltérant peut pourtant nous échapper en voilier. En effet, même pour ceux qui ont un congélateur, celui-ci est généralement trop petit pour accueillir et y manipuler des bacs à glaçons réguliers. Une option est d’utiliser les sacs à glaçons que l’on rempli d’eau et qui sont flexibles. Cependant, il arrive que l’intensité du froid ne soit pas assez grande pour que la glace prenne même si on les colle à l’évaporateur. De plus, ils génèrent des déchets de plastique… mauvais pour notre océan bien-aimé. Nous sommes tombés sur un système génial de bacs verticaux fabriqué par Frigo Boat qui se pose contre l’évaporateur à l’aide de simples cordes élastiques. Les bacs sont en aluminium, ils conduisent donc le froid efficacement et permettent de produire des glaçons dans un temps record d’environ une heure.

Antenne wifi

Afin d’obtenir internet au bateau, nous avions 2 options: Prendre un forfait 3G avec un opérateur cellulaire ou alors capter gratuitement des signaux Wifi provenant de la terre quand cela était possible. Afin d’augmenter nos chances de captation, nous avons fait l’acquisition d’une antenne externe amplifiée. Après de nombreuses recherches et consultations avec des navigateurs, nous avons fait le choix de l’antenne Ubiquity Bullet M2 Titanium couplée avec un routeur Ubiquity AirGateway. Ce dernier nous permet de partager le signal wifi capté par l’antenne avec notre ordinateur portable, notre tablette, notre téléphone et même parfois avec les bateaux voisins! Coté technique, il faut prévoir une alimentation 12 volts pour le routeur qui lui alimentera l’antenne via le câble ethernet (Power over Ethernet). Nous avons aussi utilisé un passe-câble pour sortir le fil dans le cockpit et installer l’antenne sur le pataras au dessus du bimini. Certains navigateurs installent l’antenne en tête de mat mais notre installation nous donnait sensiblement la même portée. La documentation de Ubiquity laisse à désirer alors mieux vaut être familier avec les concepts de réseaux sans-fil pour s’y retrouver. Je vous recommande d’acquérir cette antenne chez Converbit qui sauront vous aider dans cette installation.

Voyage 2 de 3: terminé

Même si nous sommes au Québec depuis presqu’un mois maintenant, nous commençons tout juste à sentir que nous sommes revenus. Être en congé pendant que tous travaillent sans être réellement en vacances et en recherche de logement, mais sans revenu est assez déstabilisant. Pourtant, nous pourrons bientôt dire que notre (deuxième) voyage est terminé, car dans quelques jours, Océane sortira de l’eau pour terminer la saison sur son ber.

En un an pratiquement jour pour jour, nous avons parcouru 5000 miles nautiques, visité plus de trente villes, dormi dans des centaines d’endroits différents, admiré autant de couchers de soleil et de ciels étoilés, touché terre sur des dizaines d’îles désertes, plongé dans les eaux turquoises… Nous avons vécu les moments merveilleux que nous nous étions promis et auxquels nous avions tant rêvé et nous sommes réellement fiers et heureux d’avoir osé. Osé croire que c’était possible et que nous en étions capable, mais aussi oser sortir de notre zone de confort.

La vie sur l’eau, si elle est plus zen, est loin d’être de tout repos. Quand on se déplace chaque jour, cela demande de la planification et de l’attention. Il faut penser à la météo (marées, courants, vents, vagues), à la distance, notre vitesse, ranger le voilier en conséquence, planifier les repas qui se prennent en route. En ajoutant à ceci les tâches de réapprovisionnement et d’entretien du voilier, nous avons vécu davantage de journées planifiées et organisées que de vraies journées de farniente. Pourtant, la vie terrestre ne nous manquait pas. S’il est vrai que nous pouvions vivre passablement de stress, il s’agit néanmoins d’un stress différent, un stress plus « vrai ». On s’inquiète parfois pour notre voilier, pour notre confort, pour notre sécurité, c’est un stress centré sur l’immédiat. On ne se stresse pas pour une date de livraison d’un projet qui finira peut-être aux oubliettes ou pour un client qui au fond ne nous met comme pression que celle qu’il subit lui-même. Si à certains égards, la vie sur l’eau est plus compliquée que la vie sur terre, ce n’est que sur les aspects logistiques et non sur la nature profonde de notre existence. Nous devons peut-être marcher quelques kilomètres pour faire une épicerie sommaire ou transporter des contenants d’eau pendant des heures pour boire et se laver, mais ne pas savoir quel jour nous sommes, être près de la nature et du silence et savoir que nous sommes auto-suffisants dans notre petit voilier, nous apporte une énorme satisfaction.

On sent bien le contraste depuis notre retour. Nous vivons encore sur le voilier, mais nous en ressentons davantage les petites difficultés au fur et à mesure que nous sommes aspirés vers la vie terrestre. On ne peut que constater que là où on se sent vraiment bien, c’est à l’ancre dans un endroit où il fait beau et chaud! On nous demande souvent quelle est la chose que nous avons préféré de notre voyage et nous sommes assez d’accord sur la réponse. Au-delà des lieux, des paysages et des gens qui, bien sûr, ont tous été très marquants, l’ultime cadeau que nous nous sommes offert est la liberté. Nous sommes habités depuis un an par le sentiment de toujours aller à la découverte d’une aventure qui se développe sous nos yeux et d’avoir la possibilité de prendre la direction qui nous plaît, de s’arrêter ou de ne jamais revenir. Il s’agit d’un sentiment grisant qui peut parfois donner le vertige devant l’infini des possibilités, mais cela demeure notre plus grande découverte. Dorénavant, tout est possible.

Le retour au Québec

Après une belle virée de New York, il était temps pour nous d’entamer l’étape finale de ce grand voyage. Nous nous sentions à la fois tristes et anxieux de mettre fin à ce périple mais fébriles et excités à l’idée de revenir au pays retrouver nos proches, naviguer dans les eaux du Québec et enfin attacher nos amarres pour de bon!

Question d’avoir un coup de main pour les écluses ainsi que les étapes de démâtage et remâtage, mon père nous a rejoint à New York pour faire route avec nous. Ce fût un coup de main fort apprécié et nous avons à nouveau pu passer du temps ensemble. Ce projet fût un excellent prétexte pour nous rapprocher lors des travaux de préparatifs du bateau et des visites en Floride et aux Bahamas.  Je n’oublierai jamais ces précieux moments passés ensemble et toute l’aide apportée nous aura grandement facilité la vie à toutes les étapes du voyage. Merci papa!

La remontée de la rivière Hudson et du canal Champlain s’est déroulée dans une température assez maussade, mais nous étions contents d’avancer à tous les jours. Nos amis de Nauticus sont restés une journée de plus à Waterford pour apprendre le surlendemain que les écluses étaient fermées, car le niveau d’eau avait trop monté suite aux pluies diluviennes que nous avons eu pendant notre éclusage!

Nous avons atteint Westport à l’entrée du lac Champlain puis nous devions attendre une journée afin que les vents diminuent. Nous en avons profité pour visiter cette petite ville rurale.  La traversée du lac se passa en tout tranquillité jusqu’au passage des lignes canadiennes. Les douaniers nous ayant demandé d’accoster au quai, l’amirale a effectué un faux mouvement en repoussant le bateau du quai et s’est blessé le dos. Le lendemain matin, rien n’allait plus et son dos la faisait souffrir dans toutes les positions. Par chance, nous étions à quai à la marina Gosselin ce qui a facilité les soins, mais nous avons dû nous résigner à faire venir une ambulance. Le verdict d’entorse lombaire nous força à prendre une pause de navigation pour une bonne semaine le temps qu’elle se rétablisse. Ce retour précipité à la vie terrestre nous a paru irréel et l’acte de quitter le bateau aussi brusquement nous a déstabilisé!

De retour au bateau et après un bras de fer avec la marina Gosselin pour obtenir un peu de service suite aux travaux de l’an passé, nous avons repris la route sur la rivière Richelieu. Le remâtage au parc fédéral de Sorel fût assez éprouvant avec une canicule et des installations de potence exposées aux vagues des cargos sur le fleuve… peu de félicitations à faire au concepteur de cette marina.

Les dernières journées de navigation se sont effectuées à moteur dû à une panne de vent sur le fleuve. Notre avions un comité d’accueil à Portneuf suivi d’un bon souper chez Réal. Le lendemain, nous avons effectué les derniers miles jusqu’à Québec, notre nouveau port d’attache. Nous étions très contents de revoir famille et amis qui nous ont accueilli ainsi que de retrouver notre voiture qui nous attendait!

Retour sur Norfolk et Portsmouth

Maintenant que nous sommes revenus sur terre, question de se remémorer un peu les bons moments de cette année voici quelques bons clichés de notre visite des villes de Norkfolk et Portsmouth en Virginie.

Ce sont des villes imprégnées de l’histoire des chantiers navals qui les ont forgées depuis de nombreuses années. L’armée américaine est par ailleurs le principal employeur de cette région. Lorsqu’on arrive par bateau à Norfolk, on est à même de constater l’ampleur des chantiers navals et du port d’attache de la plus grosse flotte de bateaux de l’armée américaine de la côte est. On peut y dénombrer des dizaines de navires tels des frégates, porte-avions, sous-marins et autres bâtiments techniques servant à la marine. Il est très impressionnant de naviguer à moins d’un mile du port et de pouvoir observer tout cet arsenal.

Nous avons bien apprécié découvrir le vieux Portsmouth qui semble s’être arrêté dans le temps avec des maisons américaines typiques, des voitures anciennes et même un cinéma comme autrefois où l’on peut commander à manger aux tables dans la salle de projection.

On trouve dans le secteur un bon mouillage devant le centre-ville de Norflolk ainsi que deux endroits au coeur de Portsmouth avec plusieurs quais gratuits et des services à proximité. Bref, un endroit incontournable pour les navigateurs de passage!

Invitation spéciale

Photo prise juste avant notre départ de St-Paul de l'Île aux Noix à l'été 2013

Photo prise juste avant notre départ de St-Paul de l’Île aux Noix à l’été 2013

Après une semaine de pause, il nous faut admettre que le voyage tire à sa fin. Comme nous sommes passés tout droit devant notre ancienne marina du Lac Champlain et que nous avons poursuivi notre route vers le nord, il est maintenant temps d’annoncer officiellement le lieu de notre retour. En effet, nous avons pris la décision de changer de port d’attache et de nous établir dans la ville de Québec!

Nous sommes très heureux de nous diriger maintenant vers le Port de Québec où nous vous invitons à venir nous saluer lors de notre arrivée dimanche le 29 juin 2014 entre 15h00 et 18h00. Il nous fera grand plaisir de vous voir ou de vous rencontrer pour la première fois et d’échanger avec vous.

L’entrée de la marina est située sur la rue Abraham-Martin entre le bassin Louise et la rivière St-Charles.

Il y aura quelques trucs à manger et nous vous demandons d’apporter votre alcool si vous le souhaitez.

À très bientôt!!

 

Retour sur Charleston

Une des villes que nous avons beaucoup apprécié visiter lors notre descente et remontée de la côte américaine est Charleston en Caroline du sud. Cette ville entourée d’eau est un arrêt populaire auprès des navigateurs grâce à son port facile d’accès. On y retrouve tous les services qu’on veut ainsi qu’une facilité de transport avec le bus gratuit en ville et le « shuttle van » de la marina. Le passé historique et richissime de cette ville est omniprésent dans l’architecture qui fait très « sud » et qui nous a beaucoup plu.

Charleston est aussi reconnue pour avoir été une plaque tournante de l’esclavage au 18ième siècle avec les arrivages par bateaux d’esclaves directement d’Afrique. Le dur travail des esclaves sur les plantations de coton et de riz qui se trouvaient en Caroline du Sud a permis à cet état de s’enrichir énormément. Une visite du musée de l’esclavage nous a permis d’en apprendre plus sur cette époque mais force de constater que le budget du musée n’est pas proportionnel à l’importance du phénomène dans l’histoire américaine.

On a pu se gâter un peu en arpentant les rues du centre-ville remplies de restos branchés très courus par la faune locale et touristique. Nous avons clos notre séjour à Charleston par un souper avec des amis de Topanga qui nous ont reçu pour un vendredi soir traditionnel juif, une belle expérience!